Secrétariat Académique

Secrétariat Académique :
Karine Perraud - Hervé Guichard
(06 85 12 12 57) cgteduc-nantes@orange.fr
Dates à retenir :
Prochain Bureau : Mardi 6 décembre 2016
Prochaine Commission Exécutive : Mardi 22 novembre 2016
Sortie du "Repères" n°106 : janvier 2017

dimanche 1 septembre 2013

RENTREE SCOLAIRE : POUDRE AUX YEUX ET REALITE DES EMPLOIS

Vincent Peillon, le ministre de l'Education se félicite d'une "rentrée de gauche", d'avoir créé des postes et d'améliorer la formation des enseignants. Effectivement avec 80 000 postes d'enseignants supprimés par la droite, les IUFM qui formaient les enseignants  nouvellement  recrutés fermées, le développement de la précarité, les dégâts des rentrées « de droite » de ces dernières années sont très lourds. Hollande avait promis de réparer. Eh bien, ce qu'on voit se réaliser est très loin du compte ! 
Quelques petits bouts de scotch et toujours la précarité !
Il avait promis 60.000 postes d'enseignants, soit 14.000 postes par an sur 5 ans. Mais en 2013, au total seulement 8781 postes ont été créés et 8804 sont prévus en 2014, alors qu'on attend 35.000 élèves en plus en septembre 2013.
Le gouvernement se vante d'avoir créé 10.000 postes supplémentaires dans les lycées et collèges pour mettre « plus de sécurité, plus de sérénité et plus d'adultes ». Mais il s'agit de personnels en contrats aidés, c'est-à-dire des emplois précaires non-enseignants, de 10 mois à 2 ans, à temps partiel imposé le plus souvent. Il a d'ailleurs supprimé en juin 2000 postes d'assistants d'éducation dans les services de vie scolaire, espérant sûrement qu'avec les vacances d'été, on oublierait de  soustraire ces 2000 adultes en moins aux 10.000 qu'il annoncerait à la rentrée.
Le gouvernement se vante  de titulariser les AVS (Auxiliaires de Vie Scolaire) : qu'en est-il ?
Les AVS sont chargés d'accompagnés les élèves handicapés qui doivent être intégrés dans l'école ordinaire depuis la loi de 2006.  C'est bien sûr positif que les AVS exerçant actuellement en contrat précaire puissent garder leur emploi définitivement : c'est positif pour eux ainsi que pour les élèves qui pourront garder une personne stable à laquelle ils se sont habitués.
Mais cela se fait au compte-goutte : seulement 3000 d'entre eux pourront bénéficier d'un CDI (Contrat à Durée Indéterminée) à la rentrée 2014, car ils auront cumulé 6 années en CDD (Contrat à Durée Déterminée). A noter qu'ils ne seront pas fonctionnaires, mais seulement  « cédéisés » : un statut offrant moins de sécurité d'emploi. 
D'autres AVS auront accès à un CDI aux rentrées suivantes parmi ceux qui arriveront à cumuler les 6 années nécessaires en CDD : en attendant ils continueront à travailler en CDD, pour 600 à 1100 euros nets par mois, selon le temps partiel qu'on leur a imposé.
Mais cette possibilité de cédéisation dans les prochaines années n'a été promise qu'aux 28000 AVS qui exercent actuellement avec un contrat d'AED (Assistant d'EDucation). Les 26000 AVS qui exercent avec un contrat aidé pour 600 euros net par mois, sont exclus de cette possibilité. Rien n'est prévu pour eux pour qu'ils puissent rester dans cet emploi d'AVS. On leur promet seulement de rendre enfin effective la formation à laquelle ils ont droit pour faciliter leur réinsertion professionnelle : 200 h sur 2 ans de formation diplômante. Cela aussi c'est positif, et on peut raisonnablement considérer que les procès gagnés au Prud'hommes ces dernières années par les AVS (qui ont obtenu des indemnités pour ne pas avoir reçu cette formation), à l'initiative des syndicats enseignants (FSU et CGT), y est pour beaucoup. Mais la formation et les diplômes ne les garantiront pas contre le retour au chômage à la fin de leur contrat d'AVS. Les 8000 nouveaux AVS qui vont être recrutés le seront avec ces contrats aidés
La précarité des AVS a de beaux jours devant elle ! Et les enseignants devront continuer à se débrouiller sans soutien avec les élèves handicapés, en souffrance, dans des classes surchargées.

Et la formation des enseignants ? Quand même, peut-être que là, ça avance ?
Les nouveaux enseignants, titulaires d'un master (bac + 5) qui ont été reçus aux concours « ancienne formule » seront mis, comme avant, devant les élèves en responsabilité. Ils enseigneront 15 h au lieu de 18 h et auront un tuteur. Le minimum. Et s'ils ont passé les concours réservés aux ex-contractuels, là c'est temps complet : « Débrouillez-vous, comme vous vous êtes débrouillés en tant que contractuels, on viendra vous inspecter  et si ça ne nous plaît pas, on ne vous validera pas et vous redeviendrez contractuel».
On ne peut pas dire que ça avance beaucoup !
En juin 2013,  un concours exceptionnel a recruté 20.000 stagiaires parmi des étudiants ayant au moins un bac + 4. Ils peuvent demander un CDD pour enseigner quelques heures (6 ou 12 h), rémunéré 854 euros brut mensuels pour 6 h. Ils sont formés dans les ESPE (qui remplacent les IUFM).  Il leur faudra réussir une 2ème partie du concours en juin 2014 pour être titularisable à la rentrée 2015.
Dans le même genre, pour les plus jeunes, à partir de la 2ème année en faculté, s'ils sont boursiers, ils peuvent demander un EAP : Emploi d'Avenir Professeur, c'est-à-dire un contrat aidé (eh oui, encore !) sous forme de CUI (Contrat Unique d'Insertion) pour 12 h hebdomadaires d'activités pédagogiques diverses selon le niveau d'études : 400 euros net qui s'ajoute à leur bourse.
Des petits jobs  pour finir ses études, en vérifiant sur le terrain si on est bien sûr de vouloir devenir enseignant, c'est plutôt bien pour les étudiants qui ont besoin de travailler pour financer leurs études.
Mais ces petits jobs peuvent se révéler très difficiles car on peut être sceptique sur la qualité de leur accompagnement, qui reposera sur un tuteur,  très peu rémunéré, essentiellement préoccupé par la charge de ses propres classes dont il ne sera aucunement déchargé.   Cette découverte du métier en mettant des jeunes gens non préparés et mal soutenus directement dans les classes peut se révéler une difficile épreuve pour ces étudiants : les élèves sont parfois très durs avec les enseignants qu’ils sentent peu sûrs d’eux. Cela dans un contexte général de manque de moyens et de classes surchargées, le risque est gros que cela ne provoque finalement un déficit de candidats au métier ! En tout cas, le syndicat sera présent pour les aider à s'organiser pour ne pas se faire exploiter, car ils seront des salariés précaires, exposés aux pressions pour leur faire compenser toutes les insuffisances de l'Education Nationale.

            Malgré les rodomontades du gouvernement, les conditions de travail pour l'année scolaire 2013/2014 des enseignants et des élèves ne vont pas s'améliorer : nous serons toujours autant sous pression, à devoir faire le maximum pour les élèves, sans qu'on nous donne les moyens des performances qu'on exige de nous : il faut continuer à se défendre, à se protéger, à s'organiser ! Et pour cela, il faut se syndiquer !


vendredi 23 août 2013

UNE AVANCÉE POUR LES AVS, MAIS LE COMPTE N'Y EST PAS

Jean-Marc Ayrault et Vincent Peillon ont annoncé, ce jeudi 22 août, un plan concernant l'accompagnement des élèves handicapés scolarisés dans les établissements scolaires.

Si la CGT Educ'action se félicite que cela devienne, enfin, une préoccupation importante pour le gouvernement, nous ne pouvons que constater que le plan proposé n'est pas satisfaisant.
La transformation en contrat CDI pour les AVS en place se fera dans le cadre d'un Groupement d'Intérêt Public, ce qui est inquiétant pour l'avenir de ces personnels.
Plus de 28 000 AVS exercent aujourd'hui sur des statuts divers et souvent sur des contrats aidés. Un peu plus de 10 % seulement, parmi ces 28 000 collègues, passeraient en contrat à durée indéterminée en 2014. A cette cadence, même si une accélération du rythme est envisagée à partir de 2015, il faudra près de 10 ans pour voir les personnels en place bénéficier éventuellement d'un CDI. La transformation en CDI ne sera possible qu'en 2014 pour les AVS qui sont sous statut d'AED avec 6 ans d'ancienneté en CDD.
Sur les 8000 "postes" créés à cette rentrée, très peu le seront sous forme de statut d'AED.

Il y a beaucoup de flou et d'imprécisions sur la situation des futurs CDI :
- leur salaire (on parle de catégorie C sans plus de précisions) ;
- la durée de leur temps de travail : sera-t-elle à temps complet ou des temps partiels seront-ils imposés (ce qui est le cas aujourd'hui pour les AVS quel que soit leur statut avec un salaire ne dépassant pas les 2/3 du SMIC) ?

La CGT Educ'action ne peut se satisfaire des décisions prises. Elle demande une fois de plus, pour permettre à ces personnels d'exercer leurs missions de service public, la titularisation sous statut public à temps complet de tous les personnels en place.

Montreuil, le 23 août 2013

mardi 16 juillet 2013

POUR LES RETRAITES, LES EMPLOIS ET LES SALAIRES : TOUS DANS L'ACTION LE MARDI 10 SEPTEMBRE

Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires se sont réunies  sur les questions des retraites, de l’emploi, des salaires, de l’avenir des services publics.

Après la Conférence sociale et les concertations de l’été, le Gouvernement attend le mois de septembre pour donner les grandes mesures qu’il compte prendre.
Ses premières déclarations inquiètent les salariés, les retraités et les demandeurs d’emploi d’autant que le calendrier imposé est très resserré.
Les organisations syndicales ont déjà largement fait part de leur analyse sur le rapport Moreau et des mesures qu’elles ne sauraient accepter : tout allongement de la durée de cotisation, l’opposition public/privé, la sous-indexation des pensions et des salaires portés aux comptes.
Pérenniser le système solidaire de retraite par répartition nécessite de réparer les injustices dues aux précédentes réformes. Il faut sortir des logiques qui ont diminué le niveau des pensions et créé des inégalités notamment entre les femmes et les hommes.
L’allongement de la durée de cotisation, déjà engagé, fixe des conditions inaccessibles aux plus jeunes dont la durée d’étude, de formation, de recherche d’emploi est allongée par rapport aux générations antérieures.
Le financement des retraites nécessite de construire des alternatives par l’apport de ressources nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d’achat des salariés et en créant des emplois. Il est urgent d’augmenter l’ensemble des salaires, du privé comme du public, ce qui impose d’en finir avec le gel du point d’indice et de revaloriser réellement le SMIC.
Il est nécessaire de redonner confiance aux salariés, particulièrement aux jeunes générations dans le système de retraite solidaire.
Pour changer de cap et faire face à la situation, il faut rompre avec les politiques d’austérité.

Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires appellent à une journée nationale d’action interprofessionnelle avec grèves et manifestations le 10 septembre 2013 pour ne pas laisser les propositions du MEDEF faire la loi et pour imposer d’autres choix au gouvernement.



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mardi 25 juin 2013

GREVE CONTRE LES SUPPRESSIONS DE POSTES D'ASSISTANTS D'EDUCATION DANS LE MAINE ET LOIRE

Le Ministère de l'Education Nationale a annoncé la suppression de 2000 postes d'assistants d'éducation. Il s'agit surtout des personnels des services de vie scolaire des collèges et lycées chargés de la surveillance en dehors des heures de cours et de l'encadrement éducatif des élèves. Dans le Maine et Loire, c'est l'équivalent d'une vingtaine de postes qui sont supprimés : cela touche beaucoup d'établissements scolaires, car cela se traduit par des réductions du nombre d'heures attribué par établissement.
Pour se justifier, l'administration nous explique qu'on ne supprime pas les temps horaires des assistants d'éducation consacrés à la surveillance, mais seulement la partie qui est consacrée à l'accompagnement éducatif. Elle explique que ce sont des tâches pédagogiques qui doivent être confiées à des enseignants, et qu'elle embauchera pour cela des Emplois Avenir Professeur (EAP)
Des salariés précaires maltraités ….
D'une part, en Directrice des Ressources Humaines aussi glaciale que les DRH des entreprises capitalistes, l'Education Nationale ne se soucie pas des conséquences immédiates sur les personnels en situation de grande précarité en poste cette année dans les services de vie scolaire. En effet, ce changement de politique de recrutement aura pour conséquence des non-renouvellements de contrats, des diminutions d'horaires (et donc de salaires), des mutations forcées. Cela aura aussi un effet domino  sur les AVS (Auxiliaires de Vie Scolaire)  qui accompagnent les élèves handicapés (y compris ceux des écoles) car certains d'entre eux ont été embauchés sur le quota de postes assistants d'éducation attribués au Maine et Loire.
Un nouveau contrat précaire : les Emplois Avenir Professeur
Les Emplois Avenirs Professeurs ne sont que de nouveaux contrats précaires, dont la CGT et d'autres syndicats ont dénoncé la finalité et les conditions d'embauche.
Ces EAP sont destinés aux étudiants boursiers ayant un bac + 3 (par exemple une licence) qui souhaitent devenir professeurs. Ce sont des contrats de droit privé, avec un horaire variant de 12 h à 17 h 30 par semaine, pour 400 euros  net par mois (qui s'ajoutent aux bourses reçues en fonction de la situation familiale), pour une durée de 3 ans maximum.
Bien sûr, pour des étudiants ayant besoin de financer leurs études en travaillant, un « job » est une chance d'améliorer leurs conditions de vie.
Mais ces EAP sont en réalité ce qui remplace les 2 années de formation payées que revendique la CGT pour former les futurs professeurs ayant un bac + 3. On sait d'avance que les EAP  seront sous la pression du manque de moyens humains des établissements scolaires et qu'ils serviront à compenser la saignée  de plus de 60 000 emplois de titulaires qui a eu lieu dans l'Éducation Nationale. La pénurie de personnels a pour conséquence des classes surchargées et une désorganisation catastrophique  du travail. Ce ne sont pas les 20 000  postes de professeurs annoncés  en plus pour la rentrée qui y  changera quelque chose, car cela ne se traduira dans les faits que par une création nette de 7000 emplois. La formation « sur le tas » des EAP dans ces conditions ne sera pas une formation, mais tout au plus une approche de la réalité du métier  suffisante pour défaire un jeune de son enthousiasme pour le métier d'enseignant !
Au lieu d'embaucher sur des emplois de fonctionnaires titulaires, l’état a recours à un nouveau subterfuge, qui lui permet d’embaucher des personnels qualifiés à peu de frais tout en s’exonérant de cotisations sociales.
La bonne réponse : la grève !       
L'inconnue, c'est la réaction des assistants d'éducation. Dans le Maine et Loire, suite à l'annonce de la suppression d'une vingtaine de postes d'assistants d'éducation, il y a eu un mouvement de grève spontané le mardi 18 juin dans certains services de vie scolaire, par exemple au collège et au lycée professionnel de Trélazé et à l'EREA (Etablissement Régional d'Enseignement Adapté) de Saint Barthélémy.
La CGT, la FSU et SUD ont pris l'initiative d'appeler à la grève les personnels de vie scolaire de lycée et collège et les AVS (Auxiliaires de Vie Scolaire) le mardi 24 juin.
Affaire à suivre...

CGT Educ'Action 49

mardi 18 juin 2013

L'URSEN DE L'ACADÉMIE DE NANTES S'ADRESSE AU RECTEUR A PROPOS DES INSPECTIONS

Objet : question sur les inspections

            Monsieur le Recteur,
            La commission exécutive de l’URSEN CGT Nantes réunie le 13 juin 2013 à Angers entend vous interpeller sur plusieurs points au sujet des inspections ayant eu lieu en cette année scolaire 2012/2013 et demande à obtenir des réponses de la part de vos services.
1)Nous nous interrogeons tout d’abord sur les raisons de la multiplication soudaine des inspections concernant les personnels. S’agit-il de rattraper un retard éventuel dans l’évolution de carrière des personnels, d’un rééquilibrage entre les disciplines, d’une volonté de votre part ? Nous souhaiterions en être informés.
2)En particulier, nous avons constaté cette année une recrudescence du nombre de « visites conseil » des inspecteurs pour les collègues contractuels de l’académie, notamment lorsqu’ils postulaient au concours réservé ou examen professionnel. Nous nous posons des questions sur cette démarche. S’agit-il d’une aide à la préparation des épreuves ?
3)Nous attirons également votre attention sur un contexte déjà rendu difficile pour bon nombre de collègues contractuels (angoisse de la titularisation, nombreuses ambiguïtés sur les modalités d’admissibilité notamment dans l’élaboration du RAEP, délai très court pour rédiger le RAEP…). En outre, dans la plupart des cas, les personnels contractuels n’ont reçu aucune formation sérieuse. Au mieux, ces personnels, déjà fragilisés par la précarité, ont été accompagnés bénévolement par les équipes pédagogiques ; au pire, et c’est trop souvent le cas, ils se sont trouvés isolés et face à eux-mêmes. Il nous semble que cette réalité n’est pas toujours prise en compte par les corps d’inspection dans leur expertise des activités qu’ils observent. Cela se traduit pourtant par des jugements sur le travail des agents considérés parfois comme très sévères par les personnels. Il semble difficile de faire appel à des personnels qui servent la plupart du temps de variable d’ajustement, sans leur donner les moyens nécessaires de formation. Les conséquences sur la santé de ces personnels devraient être prises en compte, et nous pensons qu’il faut réfléchir aux moyens de faire cesser cette situation.
4)De même, nous déplorons un manque de formation aux nouveaux programmes (notamment le bac pro 3 ans, ou en collège…) et une certaine cacophonie, non pas dans leur contenu, mais dans leur mise en œuvre pédagogique auprès des élèves. Les collègues se sentent très souvent soumis à un discours confus venant des inspecteurs qui parfois se contredisent entre eux ou même conseillent fortement, voire même exigent des méthodes pédagogiques en opposition totale au principe de liberté pédagogique. Selon nous, les programmes sont la seule référence réglementaire adressée aux professeurs. Les ressources et documents proposés aux enseignants garantissent ce principe, il revient donc à chaque enseignant de s'approprier les programmes dont il a la charge, d'organiser le travail de ses élèves et de choisir les méthodes qui lui semblent les plus adaptées en fonction des objectifs à atteindre. Les enseignants se trouvent déstabilisés par ces incohérences et les prescriptions contradictoires venant de la hiérarchie : chefs d’établissement, corps d’inspection, MEN…
5)Ainsi, nous pensons qu’il est nécessaire de redonner une certaine cohérence aux pratiques pédagogiques. Il nous semble également important de redonner une forme d’équité entre les personnels, à la fois dans le calendrier des inspections, et dans l’égalité de traitement entre les personnels : les disciplines sont-elles traitées de façon équitable, quelle considération pour les TZR… 
6) Enfin, nous avons pu remarquer que lors de nombreuses inspections, les entretiens entre les collègues et l’inspecteur ont souvent pu déraper vers un jugement sévère et des propos très durs voire inappropriés, et en dehors de toute prise en compte du contexte d’inspection (élèves difficiles, inspections de fin de journée). Nous rappelons à cet effet que selon le code de l’éducation, l’une des missions de l’inspecteur est d’inspecter et de conseiller les personnels. Ainsi, selon nous, l’inspection peut et doit être une aide pédagogique qui prend en compte aussi l’environnement du cours. Nous attirons votre attention sur le soutien, la bienveillance qu’un inspecteur se doit d’avoir vis à vis des personnels sans quoi ces derniers pourraient avoir le sentiment de se voir infliger un jugement, une condamnation, voire même une remise en cause globale de leur capacité à enseigner. Selon nous, les entretiens post inspection devraient donc être des lieux d’échange constructif sur des pratiques pédagogiques.
L’ensemble de ces éléments émanent de nombreux retours, remarques, réflexions que nous avons pu connaître de la part des personnels de l’académie. Nous vous demandons ainsi  de bien vouloir transmettre ce courrier à l’ensemble des corps d’inspection.
Pour toutes ces raisons, il nous parait indispensable que vous nous répondiez de façon claire sur ces différents points. Le dialogue nous semble nécessaire pour prévenir la souffrance au travail des personnels que ces inspections peuvent provoquer, de manière à faire ensemble une prévention de ces risques psycho-sociaux.
Assurés de votre compréhension et dans l’intérêt du service public d’éducation, veuillez agréer Monsieur le recteur,  l’expression de nos sentiments respectueux. 
Pour l'URSEN-CGT de l'académie de Nantes


Karine Perraud, secrétaire académique

lundi 10 juin 2013

CHS-CT (départementaux et académiques) CHS (d'établissement) ET RISQUES PSYCHO-SOCIAUX : UN ENJEU POUR LE SYNDICALISME


Les CHS-CT (Comité d'Hygiène et Sécurité et des Conditions de Travail) mis en place en 2011 au niveau départemental et académique dans l'Education Nationale sont compétents pour tous les risques au travail, ce qui inclut les risques pour la santé physique et les risques d'accidents... Mais ils sont aussi compétents pour les situations de souffrance au travail, ce que l'on appelle les  "Risques Psycho-Sociaux" (RPS).
La situation sociale se dégrade accroissant les difficultés de beaucoup d'élèves, et la réduction des moyens de l'école désorganise les conditions de travail des personnels et des élèves. Les personnels subissent l'agressivité des élèves, les incivilités sont monnaie courante.
Mais la hiérarchie  ne protège en rien les personnels. Pire, elle  reporte sur eux  la responsabilité des difficultés. Des conflits naissent qui dérivent vers des situations de harcèlement.  Cette situation détériore la santé  des personnels de l'Éducation Nationale, parfois gravement, parfois même jusqu'au suicide.

         A lire en complément : "Les RPS dans l'Education Nationale"

Une expérience dans le Maine et Loire
Concrètement, en 2012/2013, le CHS-CT départemental du Maine et Loire, est intervenu sur plusieurs situations concrètes. Les possibilités de droit d'alerte pour les élus au CHS-CT, et de droit de retrait pour les personnels concernés ont été utilisées. L'administration résiste pour ne pas appliquer le droit favorable aux salariés, et il a fallu faire intervenir plusieurs fois  l'Inspection du Travail.
En avril-mai 2013, une enseignante d'un Lycée Professionnel du Maine et Loire, agressée par une élève puis contestée par un groupe d'élèves,  et désavouée par la direction de l'établissement, a fait valoir son droit de retrait. Le CHSCT Départemental a déclenché un droit d'alerte, une enquête du CHSCT a eu lieu et le CHSCT a préconisé des mesures dans une délibération. Les sections syndicales du lycée s'appuient sur  la Commission d'Hygiène et Sécurité (CHS) de l'établissement pour les faire appliquer.

A lire en complément un dossier complet :

Le CHS-CT et les CHS des établissements sont des outils pour notre action syndicale :
à nous d'apprendre à les utiliser 
La loi n'a jamais suffi à elle seule à protéger les salariés des abus des employeurs, mais quand la loi est de notre côté, elle est un atout dont il faut se servir pour appuyer les actions collectives et revendiquer l'amélioration des conditions de travail.

samedi 1 juin 2013

DIFFÉRENTES PUBLICATIONS POUR MIEUX CONNAÎTRE NOS DROITS

Guide syndical ATSS
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Guide syndical donne accès à tous nos droits syndicaux
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4 pages sur la Vie Scolaire
SPECIAL 1 ER DEGRÉ


mardi 7 mai 2013

UNE REVALORISATION SALARIALE A MINIMA


            La CGT-Educ’action a été reçue par le ministère de l’Education nationale pour la présentation d’un protocole sur des revalorisations salariales concernant certaines catégories de personnels.
            La CGT-Educ’action a dénoncé le fait d’avoir découvert dans la presse le protocole en question, avant même d’en avoir été destinataire. Elle s’oppose à la méthode consistant à exclure des discussions les organisations syndicales représentatives qui ne signeront pas le protocole, méthode introduite par le gouvernement Sarkozy.

            Le ministère annonce une enveloppe de 240 millions d’euros sur 3 ans avec la ventilation suivante :
-          amélioration des promotions à la Hors-Classe pour les professeur-es des Ecoles et les CPE ;
-          Indemnité pour tou-tes les professeur-es des Ecoles ;
-          Revalorisation des catégories C et B.
Le ministère a aussi annoncé la volonté du ministre d'ouvrir des discussions sur la création d'un échelon supplémentaire dans les grilles des personnels enseignants pour la revalorisation des fins de carrière.

            La CGT-Educ’action ne signera pas en l’état le protocole considérant que ces mesures catégorielles sont très loin de répondre aux besoins urgents de revalorisations salariales dans l’Education nationale. Faut-il rappeler que le point d’indice est gelé depuis le 1erjuillet 2010 et que les personnels ont perdu 15,35 % en pouvoir d’achat depuis le 1er janvier 2000 !
           
La CGT-Educ’action revendique une augmentation du traitement, pour tous les personnels d’éducation, liant qualification et rémunération,  avec entre autres :
-          Un traitement débutant à deux fois le SMIC actuel, ce qui permettrait de compenser les pertes cumulées depuis de nombreuses années et placerait le début de carrière d’un enseignant à 2 600 EUR bruts.
-          Une revalorisation de 70 points d’indice pour tous les actifs (environ 300 EUR), mesure d’urgence cohérente avec l’exigence d’un salaire minimum à 1 700 EUR bruts,
-          Une augmentation de 200 EUR pour les retraités, répondant aux besoins immédiats des personnels.