Le petit cahier de la CGT Educ'Action n°24 est paru cliquez ICI
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Rythmes scolaires
Lettre ouverte aux maires de France
Rased
Formation continue
Education prioritaire
Charte de la laïcité
Grève générale en Grèce
Secrétariat Académique
Secrétariat Académique :
Karine Perraud - Hervé Guichard
Karine Perraud - Hervé Guichard
(06 85 12 12 57) cgteduc-nantes@orange.fr
Dates à retenir :
Dates à retenir :
Prochain Bureau : Mardi 6 décembre 2016
Prochaine Commission Exécutive : Mardi 22 novembre 2016
Sortie du "Repères" n°106 : janvier 2017
mercredi 2 octobre 2013
RYTHMES SCOLAIRES : LA CGT EDUC'ACTION DEMANDE LE RETRAIT DE LA RÉFORME
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La réforme des rythmes s'est mise en place pour un peu plus de 20 % des écoliers...
Même s’il est un peu tôt pour tirer un bilan définitif, les premières remontées font apparaître de grandes difficultés, et rares sont les endroits où cela donne satisfaction, tant aux familles qu'aux personnels :
▪ Pauses méridiennes qui peuvent aller jusqu'à 3h30.
▪ Horaires différents dans les écoles d'une même commune.
▪ Activités dans beaucoup d'endroits qui se limitent à une garderie à peine améliorée.
▪ Encadrement insuffisant.
▪ Problèmes de locaux.
▪ Activités payantes.
Cette réforme a été mise en œuvre contre l’avis d’une majorité des personnels et le désaccord de nombreuses organisations syndicales enseignantes. Elle a suscité une large mobilisation des personnels du premier degré en février, pour laquelle la CGT Éduc’action a été l’un des éléments moteurs.
Pas parce que nous refusons toute réforme sur ce sujet, mais parce que nous la trouvions bâclée, sans moyens d’encadrement, créant de graves inégalités de traitement sur le territoire et ne correspondant ni à l’intérêt des enfants ni a celui des personnels.
Il apparaît donc clairement que la réforme des rythmes scolaires telle qu’elle a été voulue et imposée est un échec, pour Vincent Peillon et les organisations qui l’ont soutenue.
Il s’agit donc de réfléchir aujourd’hui à des pistes pour une vraie réforme des rythmes pour les enfants, usagers avec leurs parents d’un service public et non des "clients".
La CGT Éduc'action entend donc continuer son combat avec les personnels pour que cette réforme soit retirée et que de véritables négociations s'ouvrent.
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mardi 24 septembre 2013
UN COMMUNIQUÉ CGT-FSU SUR LA RENTRÉE A MAMERS (72)
Voici ce que l’on peut trouver sur la page d’accueil du
rectorat : « En cette période
de rentrée scolaire, le Recteur s'est rendu dans des écoles, collèges et lycées
de l'académie, pour s'assurer des bonnes conditions de rentrée. Dans un climat
apaisé, ces visites lui ont permis de rencontrer les élèves, les équipes
éducatives et les élus. Il a pu aussi échanger avec des parents et des
associations. »
Au lycée Polyvalent Perseigne à Mamers, nous ne pouvons pas
parler de bonnes conditions de rentrée : 9 enseignants manquaient le jour
de la rentrée. Trois semaines plus tard, c’est encore 5 enseignants qui
manquent à l’appel (1 Science Technique
Médico-Social (STMS), 1 Math/sciences, 1 Biotechnologie, 1 Espagnol et 1 Arts
appliqués).
En STMS et Espagnol, les postes devraient être pourvus dans les semaines à venir. En Biotechnologie, le congé maternité se termine une semaine après la Toussaint. Mais en Math/sciences et en Arts appliqués, aucun candidat (avec les diplômes requis) se présente pour ces postes. Le rectorat ne semble pas mesurer les difficultés de recrutement dans ces deux disciplines : il n’y a même aucune annonce sur le site de pole emploi !
En attendant :
En STMS et Espagnol, les postes devraient être pourvus dans les semaines à venir. En Biotechnologie, le congé maternité se termine une semaine après la Toussaint. Mais en Math/sciences et en Arts appliqués, aucun candidat (avec les diplômes requis) se présente pour ces postes. Le rectorat ne semble pas mesurer les difficultés de recrutement dans ces deux disciplines : il n’y a même aucune annonce sur le site de pole emploi !
En attendant :
·
En 3ème Préparatoire aux formations
professionnelles, presque un tiers des
cours ne sont pas assurées depuis la
rentrée
·
Une classe de
1ère Bac Pro n’a pas eu de mathématiques, ni de sciences
physiques depuis 5 mois. Les élèves
doivent préparer la certification intermédiaire niveau BEP… Quels sont leur
chance de réussir ?
·
Un parent
d’élève envisage de retirer son enfant de l’établissement si le rectorat ne
trouve pas un remplaçant en math/sciences. Suivi par d’autres ?
Malheureusement, le lycée Perseigne de Mamers n’est pas le seul établissement
de l’académie à connaître ces difficultés de rentrée. Des élèves sans
professeur, des contractuels sans poste, des contractuels admissibles 6, 9 ou
12h nommés loin de leurs universités, des contractuels et TZR en service partagé
sur 2 ou 3 établissements, c’est la réalité du terrain bien loin des discours.
Les enseignants du lycée polyvalent Perseigne souhaitent
que le rectorat prenne la mesure de l’urgence de la situation, qu’il mette tous
les moyens pour trouver des enseignants et
n’excluent pas de mener une action collective si la situation devait
perdurer.
Pour les enseignants du
lycée polyvalent Perseigne
Karine Perraud CGT Educ’action - Catherine Jaunet SNUEP-FSU
mardi 10 septembre 2013
lundi 9 septembre 2013
LES MAUVAISES CONDITIONS DE LA RENTRÉE : UN COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU SDEN 53
La CGT Education 53 dénonce, cette année encore, les conditions dans lesquelles se déroule la rentrée scolaire. Contrairement aux déclarations satisfaites du ministre de l’Education, nous constatons que la réalité de terrain est bien loin des discours. De nombreuses classes maternelles mayennaises comptent trente élèves ou plus, alors qu’il avait été annoncé que la scolarité des moins de trois ans serait désormais prise en compte. De nombreux élèves du secondaire sont encore sans professeur de lettres, de mathématiques, de sport ou d’espagnol dans plusieurs collèges et lycées du département. Enfin, les enseignants contractuels sont particulièrement maltraités en cette rentrée 2013 : manque de transparence, de cohérence et de communication au sujet des postes à pourvoir. Des classes sans enseignant, des enseignants sans classe… C’est la réalité à laquelle sont confrontés des enseignants et des élèves mayennais.
mardi 3 septembre 2013
A LIRE POUR LA RENTRÉE
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dimanche 1 septembre 2013
RETRAITES : UNE MOBILISATION MASSIVE NÉCESSAIRE CONTRE DES MESURES INACCEPTABLES
RDV des Manifestations de l'académie de Nantes
ANGERS : 10 H 30 Place Leclerc
LE MANS : 9 H 30 Palais de Congrès et de la Culture
AG des syndiqués du 72 le mardi 10/09 à 14 h à l'UD CGT
LAVAL : 10 H30 Place du Jet d'eau
LA ROCHE SUR YON : 10 H Place du Théâtre
NANTES : 10 H30 Place du Commerce
ST NAZAIRE : 10 H 30 Hotel de Ville
CHATEAUBRIANT : 10 H30 Place de la Mairie
ANCENIS : 10 H 30 Station service Esso
AG Des syndiqués du 44 mercredi 11/09 à 14 h 30 maison des syndicats à Nantes
Pour lire le tract de la FERC cliquez sur les images
RENTREE SCOLAIRE : POUDRE AUX YEUX ET REALITE DES EMPLOIS
Vincent Peillon, le ministre de l'Education se
félicite d'une "rentrée de gauche", d'avoir créé des postes et
d'améliorer la formation des enseignants. Effectivement avec 80 000 postes
d'enseignants supprimés par la droite, les IUFM qui formaient les
enseignants nouvellement recrutés fermées, le développement de la
précarité, les dégâts des rentrées « de droite » de ces dernières
années sont très lourds. Hollande avait promis de réparer. Eh bien, ce qu'on
voit se réaliser est très loin du compte !
Quelques petits bouts de scotch et toujours la
précarité !
Il avait promis 60.000 postes d'enseignants, soit
14.000 postes par an sur 5 ans. Mais en 2013, au total seulement 8781 postes
ont été créés et 8804 sont prévus en 2014, alors qu'on attend 35.000 élèves en
plus en septembre 2013.
Le gouvernement se vante d'avoir créé 10.000 postes
supplémentaires dans les lycées et collèges pour mettre « plus de
sécurité, plus de sérénité et plus d'adultes ». Mais il s'agit de
personnels en contrats aidés, c'est-à-dire des emplois précaires
non-enseignants, de 10 mois à 2 ans, à temps partiel imposé le plus souvent. Il
a d'ailleurs supprimé en juin 2000 postes d'assistants d'éducation dans les
services de vie scolaire, espérant sûrement qu'avec les vacances d'été, on
oublierait de soustraire ces 2000
adultes en moins aux 10.000 qu'il annoncerait à la rentrée.
Le
gouvernement se vante de titulariser les
AVS (Auxiliaires de Vie Scolaire) : qu'en est-il ?
Les AVS sont
chargés d'accompagnés les élèves handicapés qui doivent être intégrés
dans l'école ordinaire depuis la loi de 2006.
C'est bien sûr positif que les AVS exerçant actuellement en contrat
précaire puissent garder leur emploi définitivement : c'est positif pour eux
ainsi que pour les élèves qui pourront garder une personne stable à laquelle
ils se sont habitués.
Mais cela se
fait au compte-goutte : seulement 3000 d'entre eux pourront bénéficier d'un CDI
(Contrat à Durée Indéterminée) à la rentrée 2014, car ils auront cumulé 6
années en CDD (Contrat à Durée Déterminée). A noter qu'ils ne seront pas
fonctionnaires, mais seulement
« cédéisés » : un statut offrant moins de sécurité d'emploi.
D'autres AVS
auront accès à un CDI aux rentrées suivantes parmi ceux qui arriveront à
cumuler les 6 années nécessaires en CDD : en attendant ils continueront à
travailler en CDD, pour 600 à 1100 euros nets par mois, selon le temps partiel
qu'on leur a imposé.
Mais cette
possibilité de cédéisation dans les prochaines années n'a été promise qu'aux
28000 AVS qui exercent actuellement avec un contrat d'AED (Assistant
d'EDucation). Les 26000 AVS qui exercent avec un contrat aidé pour 600 euros
net par mois, sont exclus de cette possibilité. Rien n'est prévu pour eux pour
qu'ils puissent rester dans cet emploi d'AVS. On leur promet seulement de
rendre enfin effective la formation à laquelle ils ont droit pour faciliter
leur réinsertion professionnelle : 200 h sur 2 ans de formation diplômante.
Cela aussi c'est positif, et on peut raisonnablement considérer que les procès
gagnés au Prud'hommes ces dernières années par les AVS (qui ont obtenu des
indemnités pour ne pas avoir reçu cette formation), à l'initiative des
syndicats enseignants (FSU et CGT), y est pour beaucoup. Mais la formation et
les diplômes ne les garantiront pas contre le retour au chômage à la fin de
leur contrat d'AVS. Les 8000 nouveaux AVS qui vont être recrutés le seront avec
ces contrats aidés
La précarité
des AVS a de beaux jours devant elle ! Et les enseignants devront continuer à
se débrouiller sans soutien avec les élèves handicapés, en souffrance, dans des
classes surchargées.
Et la
formation des enseignants ? Quand même, peut-être que là, ça avance ?
Les nouveaux
enseignants, titulaires d'un master (bac + 5) qui ont été reçus aux concours
« ancienne formule » seront mis, comme avant, devant les élèves en
responsabilité. Ils enseigneront 15 h au lieu de 18 h et auront un tuteur. Le
minimum. Et s'ils ont passé les concours réservés aux ex-contractuels, là c'est
temps complet : « Débrouillez-vous, comme vous vous êtes débrouillés en
tant que contractuels, on viendra vous inspecter et si ça ne nous plaît pas, on ne vous
validera pas et vous redeviendrez contractuel».
On ne peut
pas dire que ça avance beaucoup !
En juin
2013, un concours exceptionnel a recruté
20.000 stagiaires parmi des étudiants ayant au moins un bac + 4. Ils peuvent
demander un CDD pour enseigner quelques heures (6 ou 12 h), rémunéré 854 euros
brut mensuels pour 6 h. Ils sont formés dans les ESPE (qui remplacent les
IUFM). Il leur faudra réussir une 2ème
partie du concours en juin 2014 pour être titularisable à la rentrée 2015.
Dans le même
genre, pour les plus jeunes, à partir de la 2ème année en faculté, s'ils sont
boursiers, ils peuvent demander un EAP : Emploi d'Avenir Professeur,
c'est-à-dire un contrat aidé (eh oui, encore !) sous forme de CUI (Contrat
Unique d'Insertion) pour 12 h hebdomadaires d'activités pédagogiques diverses selon le niveau d'études : 400 euros net qui s'ajoute à
leur bourse.
Des petits
jobs pour finir ses études, en vérifiant
sur le terrain si on est bien sûr de vouloir devenir enseignant, c'est plutôt
bien pour les étudiants qui ont besoin de travailler pour financer leurs
études.
Mais ces
petits jobs peuvent se révéler très difficiles car on peut être sceptique sur
la qualité de leur accompagnement, qui reposera sur un tuteur, très peu rémunéré, essentiellement préoccupé
par la charge de ses propres classes dont il ne sera aucunement déchargé. Cette découverte du métier en mettant des
jeunes gens non préparés et mal soutenus directement dans les classes peut se
révéler une difficile épreuve pour ces étudiants : les élèves sont parfois
très durs avec les enseignants qu’ils sentent peu sûrs d’eux. Cela dans un
contexte général de manque de moyens et de classes surchargées, le risque est
gros que cela ne provoque finalement un déficit de candidats au métier !
En tout cas, le syndicat sera présent pour les aider à s'organiser pour ne pas
se faire exploiter, car ils seront des salariés précaires, exposés aux pressions
pour leur faire compenser toutes les insuffisances de l'Education Nationale.
Malgré
les rodomontades du gouvernement, les conditions de travail pour l'année
scolaire 2013/2014 des enseignants et des élèves ne vont pas s'améliorer :
nous serons toujours autant sous pression, à devoir faire le maximum pour les
élèves, sans qu'on nous donne les moyens des performances qu'on exige de
nous : il faut continuer à se défendre, à se protéger, à
s'organiser ! Et pour cela, il faut se syndiquer !
vendredi 23 août 2013
UNE AVANCÉE POUR LES AVS, MAIS LE COMPTE N'Y EST PAS
Jean-Marc Ayrault et Vincent Peillon ont annoncé, ce jeudi 22 août, un plan concernant l'accompagnement des élèves handicapés scolarisés dans les établissements scolaires.
Si la CGT Educ 'action se félicite que cela devienne, enfin, une préoccupation importante pour le gouvernement, nous ne pouvons que constater que le plan proposé n'est pas satisfaisant.
La transformation en contrat CDI pour les AVS en place se fera dans le cadre d'un Groupement d'Intérêt Public, ce qui est inquiétant pour l'avenir de ces personnels.
Plus de 28 000 AVS exercent aujourd'hui sur des statuts divers et souvent sur des contrats aidés. Un peu plus de 10 % seulement, parmi ces 28 000 collègues, passeraient en contrat à durée indéterminée en 2014. A cette cadence, même si une accélération du rythme est envisagée à partir de 2015, il faudra près de 10 ans pour voir les personnels en place bénéficier éventuellement d'un CDI. La transformation en CDI ne sera possible qu'en 2014 pour les AVS qui sont sous statut d'AED avec 6 ans d'ancienneté en CDD.
Sur les 8000 "postes" créés à cette rentrée, très peu le seront sous forme de statut d'AED.
Il y a beaucoup de flou et d'imprécisions sur la situation des futurs CDI :
- leur salaire (on parle de catégorie C sans plus de précisions) ;
- la durée de leur temps de travail : sera-t-elle à temps complet ou des temps partiels seront-ils imposés (ce qui est le cas aujourd'hui pour les AVS quel que soit leur statut avec un salaire ne dépassant pas les 2/3 du SMIC) ?
Montreuil, le 23 août 2013
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